samedi 29 décembre 2012

Ma conversion en Islam...la conviction...le voile de l'engagement



Nous publions ici ce magnifique et émouvant témoignage d'islam et de foi


              Française et sans religion, je me suis convertie à l'Islam à l'âge de 27 ans, après une longue quête de Dieu .

        Dès le plus jeune âge, je sentais qu'une « force » existait, et je m'interrogeais sur l’existence de Dieu et de la mort. Lors des fêtes catholiques, j'étais prête à accompagner ma tante et mes grands-parents à l'église. Mes parents n'étaient pas religieux mais acceptaient ma façon d'agir. Ils m'avaient élevée ainsi que ma sœur dans la tolérance ; d ailleurs ma mère avait acheté les livres sacrés (Ancien et nouveau testaments, Coran) en vue de nous laisser la liberté de choisir en connaissance de cause.

        En grandissant, mon désir de croire en Dieu devenait omniprésent. Lorsque je discutais avec mes amis catholiques au sujet de  religion, mes questions restaient sans réponse. Certains me disaient : « Nous sommes croyants mais pas pratiquants » . De mon côté, n'ayant pas reçu d'éducation religieuse, je n'arrivais pas à « adhérer » à une religion.

        Les années passèrent. Un jour, je rencontrai, grâce à Dieu, un homme converti à l'Islam, qui souhaitait fonder une famille avec une croyante. Je lui répondit alors : « Je suis athée mais j'ai toujours cru en dieu. Je ne sais pas quelle religion choisir. Laisses moi le temps de voir... »

        Les vacances d'été arrivaient. Je décidai d'aller chez ma mère qui mettait son appartement à ma disposition. Me retrouvant seule, je me mis à lire une traduction en français du Coran. Ce fut pour moi une révélation ! Je découvrais avec émerveillement un texte unique en son genre ; une structure grammaticale étrange, mêlant des paroles divines, paraboles, récits,... des versets répétitifs mais fluides comme une  « rivière de mots ».
        Je me laissai ainsi transporter vers Dieu, le Très grand, et le Prophète, Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui. J'étais bouleversée incapable d'arrêter la lecture. Je prenais également conscience que les « médias » avaient occulté la vérité.  Le coran m'apparaissait incroyablement actuel, voire intemporel, mettant en lumière l'être humain et toutes les créatures de la terre.  La femme n'était plus reléguée au rôle de femme « esclave » de l'homme. La notion de soumission était réservée qu'à Dieu, notre Seigneur. Enfin, je découvrais  la part importante de la législation islamique citée dans le coran, défendant les valeurs et droits prônés par les démocraties : un texte universel, basé sur la justice, l'égalité et la fraternité !

        Touchée par la lecture du Coran, j'ai choisi grâce à Dieu, le Tout Puissant, la voie de l'Islam. Depuis ce jour, je remercie Dieu, le tout et le très miséricordieux, de me guider sur le chemin de Dieu en suivant le Prophète Mohamed, Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui, et tous les prophètes.



De la conversion à la conviction...


Lorsque j’ai pris la décision, grâce à Dieu, de devenir musulmane, je n’avais pas imaginé le long chemin à parcourir. En récitant la profession de foi (la Shahada), ma croyance en l’existence de Dieu était devenue une certitude et un engagement sur la voie unique de l’Islam. Cependant, ma  soumission totale à Dieu, avec l’obéissance au Prophète Mohammed , Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui, s’avéra difficile.


En effet, pour suivre volontairement les ordres divins (« Nul contrainte en religion… »), Il me fallait comprendre la nature même du Coran. Ne dit-on pas que le Prophète, Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui , est comme le Coran qui marche ? . Dans un premier temps, j’ai donc essayé avec l’aide de Dieu, de « décrypter » le texte du livre sacré, en m’appuyant sur les commentaires des exégètes. Pendant cinq ans, j’ai lu et noté ce qui m’apparaissait comme essentiel dans le message divin. Ce fut une longue période de réflexion, d’initiation et de remise en question. Je prenais petit à petit conscience qu’une autre vie commençait en lien permanent avec Allah.

Et puis arriva une grande épreuve qui déclencha en moi une profonde métamorphose. Ce fut ma séparation du père de mes deux enfants. Du jour au lendemain, je me suis retrouvée seule avec eux. Malgré la vague de tristesse, j’ai ressenti une grande force m’envahir et de l’énergie à « soulever des montagnes ». Seul DIEU était capable de transmettre cette vitalité. Je me suis alors rapprochée du Seigneur, le Tout Puissant. Et j’ai prié de tout mon cœur, dans la langue arabe. Ma conviction en l’existence d’Allah prenait forme. C’est à ce moment là que je décidai d’agir pour Dieu en me  mettant au service des personnes  âgées hospitalisées, souffrant de troubles physiques et psychologiques.
Dorénavant, la pensée à Dieu est omniprésente. Devenue animatrice dans un centre hospitalier, je me rends chaque matin au chevet des personnes âgées pour leur dire « Bonjour ! » et  leur proposer des activités. J’essaye alors d'apporter du réconfort grâce à Dieu ; un sourire, une belle parole, une légère caresse, et la personne parait soulagée.  Souvent, les patients me disent : « Vous êtes un rayon de soleil ! » En fait, la chaleur vient de Dieu. C’est Allah qui me mène à eux et me permet de faire du bien chaque jour. Merci mon Seigneur pour la guidance sur la voie du Prophète, Mohammed , Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui.


Le Voile de L'Engagement


    Depuis la nuit des temps, il existe des symboles qui marquent les esprits. Dans le domaine religieux, les symboles peuvent même provoquer des batailles idéologiques. Pour ma part, le « voile islamique » tant critiqué par les civilisations occidentales actuelles, fut au cœur de mes préoccupations lors de ma conversion à l’Islam, en 1990.

    Ayant reçu une éducation laïque et républicaine, j’avais une image plutôt négative du voile. Je ne comprenais pas pourquoi au 20ème siècle, les femmes devaient se couvrir la tête pour  soi-disant éviter le regard insistant des hommes. D’ailleurs, le voile n’était pas exclusif à la religion islamique ; il concernait également d’autres confessions. Dans tous les cas, je trouvais le principe archaïque et injuste ; j’avais l’impression que la femme était la seule responsable dans la « dérive » supposée des relations entre l’homme et la femme. De mon point de vue, je considérais qu’une musulmane n’avait pas besoin d’être voilée pour être respectable et donc respectée par le genre humain.
    Quand on me parlait de pudeur, je répondais que cette qualité était ancrée en moi dès le plus jeune âge. A partir du moment où j’étais vêtue de façon décente, je ne sentais pas la nécessité de me couvrir les cheveux. Selon moi, le plus important résidait dans le comportement de la personne. A l’époque, je m’appliquais à respecter les préceptes islamiques dont le « djihad » c’est à dire le combat personnel en vue de l’amélioration de soi. Par ailleurs, j’estimais que le port du voile était une affaire exclusivement personnelle entre le croyant et DIEU.
    A ce moment là, ma réflexion correspondait à mon initiation à la religion islamique. Je n’étais qu’au début de mon cheminement basé sur l’étude du coran et la compréhension des décrets divins. Vingt années environ s’écoulèrent durant lesquelles je m’efforçai de pratiquer ma religion le plus justement possible.
    Ma foi « grandissait », grâce à Dieu, d’autant plus que je fréquentais une petite communauté musulmane, une dizaine de personnes. Ensemble, nous nous réunissions autour de notre bienfaisant frère savant, que Dieu le gratifie, afin d’étudier les fondements de l’Islam. Ces discussions autour de thèmes théologiques et sociologiques (cf définition d’une société islamique) furent le point de départ d’une remise en question collective et individuelle.
    C’est dans ce contexte qu’un évènement arriva, bouleversant ma vie de convertie. Cela se passa chez ma sœur de cœur à l’occasion d’un repas festif. Dès mon arrivée, elle m’emmena à l’écart et m’offrit un magnifique foulard en me suggérant de le porter. Avec délicatesse, elle me chuchota : »Tu n’es pas obligée… ». Malgré une certaine hésitation, je sentais, par la force du Seigneur, le devoir d’accepter. En même temps, j’éprouvais de la gêne, voire de la pudeur, car le fait de me couvrir n’était pas un acte « naturel ». Je savais également dans mon fort intérieur que j’étais en train de m’engager religieusement.

    Puis les jours passèrent. Et à nouveau, une réunion fut organisée chez une autre sœur. Et là, au moment de me préparer, je m’effondrai. J’étais en effet partagée entre l’envie de remettre le voile et celui de le laisser de côté. Ma foi m’indiquait le premier choix. Mais mon « cœur » n’était pas totalement prêt. Désireuse d’agir avec sincérité, je décidai de téléphoner à ma sœur. A ma grande surprise, elle su trouver les mots de réconfort en me racontant sa propre expérience et me recommandant la patience. Que Dieu la récompense pour sa sagesse et sa bienfaisance !

    Après cet échange apaisant, je pris conscience de la signification du décret de Dieu, le protecteur et grand savant : « O Prophète ! Dis à tes épouses, à tes filles et aux femmes des croyants de rapprocher un pan de leur voile de leur visage, cela est plus à même de les faire reconnaître et à leur éviter ainsi d’être importunées. Dieu est infiniment Absoluteur et Miséricordieux. » Sourate 33 du Coran, Verset 59.

    Convaincue du message divin, je choisis volontairement, par la grâce du Seigneur, le « Voile de l’engagement ». Par cet acte, je reconnaissais ouvertement ma soumission à Dieu, le majestueux et au Prophète Mohamed, Paix et bénédiction de Dieu sur Lui.

    Cependant, un problème subsistait ; celui de mettre un foulard islamique au travail. Je craignais en effet les réactions de mes collègues et surtout de ma hiérarchie. Quelle attitude adoptée face aux regards des autres ? Mon mari intervînt alors en m’interpellant par cette phrase mémorable et sans faille : « Si tu craints plus les humains qu’Allah, alors tu n’es pas musulmane». Des propos qui m’ont laissé sans voix, mais si véridiques ! Mon époux avait entièrement raison. Avec du recul, je le remercie au nom de Dieu car il m’a convaincu spirituellement. A partir de ce jour, j’ai entrepris, inch’Allah, de mettre quotidiennement le voile, signe de mon obéissance à Dieu, le Tout et le Très miséricordieux.
    Plus qu’un symbole, le voile fait partie désormais de mon d’identité « Française musulmane ». Et lorsque j’arrive chaque matin à l’hôpital, pour prendre soin en tant qu’animatrice des personnes âgées, les réactions sont presque toujours les mêmes : « Que vous êtes gentille... et belle ! » Parfois, la patiente me fait signe d’approcher, et sans un mot, le sourire aux lèvres, effleure du bout des doigts le « tissu de lumière ». Comme dans un autre monde, je savoure cet instant en rendant louange à mon Seigneur et au Prohète Mohammed, Paix et Bénédiction de Dieu sur Lui ».

    N.G                                                                       

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