lundi 9 janvier 2012

Ces états qui nous habitent



         Selon la parole du Prophète prière et salut sur lui : "Il n'a pas été révélé un verset coranique qui n'a pas un aspect extérieur et intérieur, chaque lettre a son sens défini, et chaque définition implique un lieu d'ascension"
           Il n'y pas de personne sans état d'âme, et il y a pas de personne qui ne puisse être habitée par un sentiment, un sentiment tellement fort, quel qu'il soit il nous imprime, et même s'il disparaît au bout d'un moment, l'impression demeure un autre bout de temps. Mais il arrive aussi que ces impressions se renforcent, se consolident et se fortifient au point que le sentiment est revivifié, à présent "présent". Qui n'a pas vécu un sentiment plusieurs fois, le même sentiment qu'elle qu'il soit, à vrai dire les sentiments nous habite; alors on est en droit de parler d'immersion existentielle et réelle.
Al-hâl peut être défini comme "une immersion passagère de l'âme dans la lumière divine"1.
Un état spirituel ne peut advenir donc du néant selon cette signification qu'on vient d'avancer, au contraire pour le croyant, elle émane de la lumière divine, alors comment expliquer la permanence de sentiments, d'impressions, de lueurs ou d'éclairs qui peuvent nous habiter tels la peur, la crainte, la solitude, ou l'amour et l'espoir,..etc ?

La permanence d'un état n'est rien d'autre qu'une demeure ou station spirituelle. Et quand on sait que le noyau central dans lequel nous sommes habités par quelques immersions passagères, n'est rien d'autre en réalité que le coeur.

Le souvenir du passé dans le présent me hante, m'habite et m'anime à tout moment, mon présent avance inéluctablement dans son passé lointain et présent, mon "qasas" est tellement intense, tellement imprévisible qu'il est devenu une station permanente "wujûd dâIm" disait quelqu'un.

Si chaque verset dispose d'un aspect extérieur et intérieur, alors chaque impression divine dans nos coeurs est pareille, elle nous rappelle notre aspect formelle, notre aspect caché; notre définition et limite, mais également notre point d'ascension. Nous comprenons de celà, en tout cas, qu'il y a quatre aspects à pendre en considération : l'apparent, le caché, la définition ou la limite, et l'ascension. A connaitre l'apparent et le caché, ce qui nous revoie aux Nom de Dieu al-Ddâhir et al-Bâtén, nous devons assimiler les qualités de Dieu car Dieu dit : "Nul ne Lui ressemble" dans notre définition hadd, Dieu dit : "Dieu ! Il n'y a de dieu que Lui. A Lui appartiennent les plus beaux noms".

Le Coran, dans cette perspective, doit être analysé à plusieurs niveaux, il ne suffit pas seulement que le plan linguistique soit convoqué, l'aspect du caché le dépasse largement car celui-ci vise plutôt un plan de gustation ou Dawq. Quelques savants parlent de cette station comme la culmination de l'immersion divine dans le coeur du croyant.

Le soupir m'a réveillé soudainement, étalé dans mon lit puis dans les mêmes gestes, je me lève, je m'assois un peu de temps, et TAHAR rentre et m'explique que c'est l'Aid. Je lui ai dit ; c'est pour cela que mes parents ne m'ont réveillé plutôt. J'avais mon ordi dans les mains - en même temps- car je voulais m'inscrire sur mobile.free. Je vois qu'une chambre donnant sur la mienne était occupée au moins deux femmes, une d'elle que j'ai reconnu c'est kheira ou l'acte de choix. Ah, enfin le soupir, c'était le mien.
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