vendredi 6 novembre 2009

Le pôle de tous les temps est certainement...

Une grande question secoue les esprits depuis longtemps à propos du pôle, son statut cosmologique ou sharaique (canonique), sa place dans la communauté musulmane, son rôle social et spirituel, sa nature et typologie. A toutes ces interrogations, j'ai voulu réunir ici quelques courts récits des plus ésotériques d'abord dans un souci permanent à sensibiliser les disciples ou itinérants dans la voie de Dieu. Qui est ce pôle dont tous les soufis en font référence et dont tous les études hagiographiques et hagiologiques nous en parlent?

A travers les témoignages suivants, j'espère pouvoir vous fournir quelques aspects caractéristiques de la figure/figures du Pôle/Pôles : chacun devrait s'y imprégner!

Récit 1 :
La veille de l'Aid el-Kebir de l'an 2004, j'étais plongé dans un sommeil profond qui va s'interrompre vers 3 heures du matin. J'ai entendu la lecture de la sourate Le Plus Haut à seulement deux doigts du front de ma tête, j'ai voulu la réciter mais je ne la connaissais pas par coeur, alors cette voix à traversé ma poitrine et mon coeur commença à la réciter comme si l'avais toujours apprise par coeur. J'ai ouvert mes yeux mais je n'ai pu voir qu'une petite brume telle celle que l'on trouve à l'horizon de l'océan, d'ou d'ailleurs découlait cette récitation. En suite, mon coeur à tremblé tel s'il est tourné tantôt à droite, tantôt à gauche. Un poids terrible s'exerçait sur lui sans que je sache faire, dire, ou réagir. Une lenteur machinale et ordonnancée le régissait de plus en plus, et soudain une parole sorta de lui vers moi-même en me disant :
C'est Moi Le PLus Grand.
Lave tes dents tous les soirs
Accomplis al-Witr ...etc.
Celà a duré environs une heure et demi, voir deux heure avant que je sois à la fin de cet entretien ordonné d'aller prier le Fadjr. Réveillé et titanisé par la puissance de cette Entretien, je ne pouvais mouvoir ma langue, de la sorte que j'ai dans une station physico-psychologique de Tasyîr complet.


Récit 2:
Un sheikh à Tlemcen m'a dit : "mon enfant tu es grand sans l'être si les gens te courent derrière, mon enfant tu es l'être grand si tu cours derrière les gens". Alors j'ai rétorqué en lui disant "mais comment expliquez vous celà?", il dit : "le plus grand est celui qui donne conseil".

Récit 3:
Une femme m'a dit:" le pôle de notre siècle se trouve actuellement à Marseille", je lui ai répondu : " alors comment le rencontrer?", elle a dit: "cherchant soi-même".

Récit 4:
Un Jour un jeune homme m'a traité de fou. Je me suis arrété un moment et j'ai réalisé qu'il était véritabelement fou car il mangeait dans les poubelles". Comment pouvait il me traiter de fou alors que je ne mangeait pas dans les poubelles, me demandais-je éperdument.

Récit 5:
J'ai demandé à mon grand père un jour pourquoi il priait incessament, alors il m'a dit : entre celui qui se souvient de Dieu et celui qui ne le fait pas, il y a 70 mille degrés.

Récit 6:
L'homme est toujours boulversé par soi-même.

Récit 7:
Après avoir entendu dans une assemblée un vers évoquant la stupeur (hayra) dans laquelle sont plongés les amants de Dieu, le soufi bagdadien Abû l-Hasan al-Nûrî (m.
295/907) se leva et se mit à courir éperdument, jusqu'à ce qu'il arrive à un
champ de roseaux que l'on venait de couper. Il dansa alors sur les tiges
tranchantes qui sortaient du sol, répétant sans cesse le vers en question; au
petit jour, il s'effondra « tel l'homme ivre » et mourut peu après.

Récit 8:
Interrogé sur lui-même, le grand maître d'Asie Centrale Abû Yazîd al-
Bistâmî (m. 260/874) aurait répondu : « Abû Yazîd est mort. Dieu veuille
ne point lui faire grâce »

Récit 9:
Vous voulez voir quelqu'un qui a cru à Dieu avec plenitude, alors regardez un homme dont le coeur est apaisant, renonçant et pardonneur.

Récit 10:
"Je suis rentré moi et b. Shaibadans un lieu bédouin, il m'a dit : pose ce que tu as comme objets, alors j'ai déposé le tout sauf un dinar, il a dit : ne fais pas en sorte de préoccupé mon secret, pose ce dont tu dispose sur toi, alors j'ai posé le dinar. Il a dit : pose ce dont tu dispose sur toi, alors j'ai dit que j'avais des courroies entre les semelles et je les ai déposé, par Dieu, je n'avait point besoin d'une courroie dans le chemin sans que je l'aie trouvé entre mes mains. Ibn Shaiba alors dit : tel est celui qui agit avec Dieu avec sincérité." c.f. al-Ghuniya lî Tâlibî Tarîq al-Haqq

Récit 11:
Selon Abî Sa'd b. Ahmed b. Îssa : "J'ai tenu compagnie des pauvres en Dieupendant trente années sans qu'on puisse avoir de paroles nuisibles entre nous, une dispersion qui puisse être à leur égard insociable. On lui demanda alors comment celà était il possible, il dit : c'est parceque j'était avec eux à l'affut de mon âme en permanence, et si je leur rendais visite j'introduisait avec moi la joie et la beinveillance."





Enregistrer un commentaire